L’EMDR – Libérer l’empreinte du passé, retrouver un mouvement de vie


L’EMDR – Eye Movement Desensitization and Reprocessing, ou en français Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires – est une approche thérapeutique spécialisée dans le traitement des psychotraumatismes et des souffrances émotionnelles persistantes.
Cette méthode repose sur un principe fondamental : le cerveau possède une capacité naturelle d’auto-guérison, semblable à celle du corps. Mais lorsqu’un événement dépasse nos capacités à l’intégrer – choc, perte, humiliation, agression, peur intense… – il peut comme rester “bloqué” dans notre système, non traité, et continuer à impacter notre quotidien.
L’EMDR permet de relancer le traitement de ces souvenirs traumatiques, en facilitant leur intégration dans notre mémoire de manière apaisée et durable. Pour cela, elle utilise une stimulation sensorielle bilatérale, notamment par des mouvements oculaires guidés, qui reproduisent les mécanismes naturels du cerveau observés pendant le sommeil paradoxal (la phase de rêve où nous retraitons les informations de la journée).

Thérapie reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Spécialement conçue pour le traitement des traumatismes psychologiques
Permet de désensibiliser les souvenirs douloureux et de retraiter l’information émotionnelle associée
Offre une libération émotionnelle en profondeur et durable
S’adresse à une grande variété de problématiques, qu’elles soient récentes ou anciennes

L’EMDR s’adresse à toute personne à partir de 15 ans qui se sent affectée, dans son présent, par une expérience passée.
Certaines blessures de vie, même anciennes ou minimisées, peuvent laisser une empreinte durable : émotions envahissantes, réactions excessives, peurs irrationnelles, blocages relationnels ou sentiment de ne pas avancer.
L’EMDR peut être bénéfique lorsqu’on a vécu :
Des événements marquants : accident, séparation, rupture, deuil, annonce médicale, fausse couche…
Des situations de violence : verbale, physique, sexuelle, psychologique, conjugale, institutionnelle…
Du harcèlement : scolaire, professionnel, familial…
Des contextes insécurisants : enfance difficile, instabilité affective, carences émotionnelles…
Des troubles émotionnels ou comportementaux : crises d’angoisse, phobies, colère incontrôlée, sentiment de honte ou de dévalorisation



Cette première étape vise à instaurer un climat de confiance et de sécurité. Nous identifions ensemble les événements à l’origine de la souffrance actuelle, explorons vos ressources internes, et posons un cadre clair pour le travail thérapeutique.

À l’aide de stimulations bilatérales (mouvements oculaires, sons ou tapotements alternés), vous êtes guidé(e) pour revisiter les souvenirs perturbants. Progressivement, la charge émotionnelle diminue, et le cerveau peut réorganiser l’information de manière plus saine et intégrée. Le souvenir reste, mais il n’est plus douloureux.
Le nombre de séances varie en fonction de chaque personne et de la complexité des événements à traiter.


Un délai de 21 jours minimum est systématiquement respecté entre chaque séance d’EMDR. Ce temps est essentiel pour permettre au cerveau de poursuivre le travail de traitement en profondeur amorcé pendant la séance.
Pendant ces trois semaines, des réajustements émotionnels, cognitifs et parfois corporels peuvent se produire. Ce délai :
Favorise une intégration progressive et durable des changements
Préserve un équilibre entre transformation intérieure et stabilité émotionnelle
Permet d’observer les effets concrets dans le quotidien avant de poursuivre
Ce rythme est volontairement respectueux de votre rythme personnel. Il permet à la thérapie de s’inscrire dans un processus sûr, efficace et respectueux de votre histoire.


L’EMDR ne vise pas à effacer le passé, mais à vous permettre de le traverser, sans qu’il ne vous fasse plus souffrir. Cette méthode offre un espace pour réintégrer vos expériences dans un cadre bienveillant, et avancer vers plus de sérénité, de stabilité, et de liberté intérieure.
« Les souvenirs douloureux ne disparaissent pas, mais on peut leur ôter leur pouvoir »
Francine Shapiro, fondatrice de l’EMDR

